UNE RÉFLEXION EST NÉE

Pourquoi ne pas souffrir pour une cause
qui décuple les forces ?

Les belles histoires ont toujours eu chez les hommes – qu’il soient petits ou grands – un côté fantastique qui, lorsqu’elles sont vécues, permettent de déplacer des montagnes… permettez-nous d’ouvrir ensemble un livre et découvrons le début d’une merveilleuse aventure humaine.
 

Née de la réflexion de quelques marathoniens, « courir pour les trisomiques » est le nom d’une association créée le 1er juillet 2001, mais dont les germes sont plus anciens. Remontons le temps ! Nous sommes en 1999, et l’un d’entre nous décide de participer aux 100 kms de Cléder, une épreuve de course à pied terrible qui suppose une longue et rigoureuse préparation tant physique que psychologique. A l’arrivée, lorsque l’on a vu l’état du bonhomme, défiguré, la voix dans les cavernes, les pieds bien abîmés, nous lui avons demandé : pourquoi tant de souffrances ?
La réponse de notre copain fut simple, naturelle, à l’image du personnage : comme ça ! Une réflexion est donc née : pourquoi s’infliger de telles souffrances ? Pourquoi se surpasser ?

 

Dédé et Simon

- pour connaitre ses limites ?
- pour se mesurer aux autres ?
- pour se forger une volonté à toute épreuve ?
- pour se faire plaisir ?


Toutes ces raisons sont belles, louables. Nous sommes en 2001, le groupe de sportifs, que nous sommes, a attrapé le virus de la longue distance depuis un bout de temps et notre ami revient à la charge : cette année, Cléder accueille les championnats du monde des 100 kms, j’ai envie de les faire, qui m’accompagne ?
Une équipe se monte, nous sommes six fous à nous lancer dans l’aventure et à courir en suivant une préparation rigoureuse. Mais, il n’y a pas que les coureurs qui galopent, car la réflexion, elle aussi, court. Pourquoi ne pas souffrir pour une bonne cause qui décuple les forces ?
 

L’idée est simple, généreuse, belle ! Cette course de Cléder – et d’autres- peuvent et doivent servir à quelque chose !
Près de nous vivent des jeunes qui sont porteurs de trisomie. Même le film le 8e jour, couronné au festival de Cannes, a apporté un autre regard sur les trisomiques, il existe trop peu de structures, ce qui nous rend parfois démunis : il reste du chemin à parcourir !
C’est ainsi que nous avons décidé de courir pour l’amour du sport, mais aussi et surtout pour aider ces personnes porteuses de trisomie dans leur intégration scolaire et sociale. Cela en est d’ailleurs devenu plus philosophique que sportif, et c’est ainsi qu’est née notre association : élaboration des statuts, choix d’un logo, formation d’un bureau, choix de maillots… nos objectifs
étant de participer à des épreuves régionales dans le but de faire connaître notre association et, en accord avec les organisateurs, collecter des fonds en vendant des tee-shirts ou en acceptant des dons, mais aussi en recherchant des sponsors afin que les sommes récoltées puissent aider à intégrer ces personnes.
Nous faisons donc appel à la générosité de chacun pour que nous fassions vivre au quotidien cet esprit de solidarité. Certains peuvent penser qu’il s’agit d’une goutte d’eau dans l’océan, mais cela vaut le coup de se battre, car les petits ruisseaux font les grandes rivières ; n’oublions jamais que les porteurs de trisomie sont sur un chemin difficile !
 

Voilà, nous venons de feuilleter les premières pages d’un livre, à nous d’écrire ensemble la suite !
Permettez-nous de conclure sur cette remarque :
 


SI NOUS VENONS SUR TERRE POUR AIDER A CHANGER LES CHOSES ET MONTRER L’EXEMPLE, ALORS LA VIE EST FANTASTIQUE !!!

 


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